sábado, 20 de outubro de 2018
sábado, 16 de setembro de 2017
Polidor
quinta-feira, 20 de outubro de 2016
Rimbaud
Éternité
Elle est retrouvée.
Quoi ? L'éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
Âme sentinelle,
Murmurons l'aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
Des humains suffrages,
Des communs élans,
Donc tu te dégages :
Tu voles selon...
Jamais l'espérance,
Pas d'orietur,
Science avec patience...
Le supplice est sûr.
De votre ardeur seule
Braises de satin,
Le Devoir s'exhale
Sans qu'on dise : enfin.
Elle est retrouvée.
Quoi ? L'éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
Rimbaud
sexta-feira, 22 de novembro de 2013
sábado, 25 de junho de 2011
Os meus franceses - 145
Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien,
Mais l'amour infini me montera dans l'âme ;
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, heureux- comme avec une femme.
Arthur RIMBAUD
Oiçam este poema que Rimbaud escreveu aos 16 anos, cantado por Robert Charlebois (que faz hoje 67 anos) aqui: http://youtu.be/fjzlT_x0LaY
domingo, 12 de dezembro de 2010
A minha última aquisição...

xxxxxxParis: Librio, 2010
Gosto desta colecção, de que também tenho 100 héros de la litterature, ofertado pelo mesmo amigo. Os heróis da literatura até poderiam dar uma boa série do Prosimetron, colaborada por todos: cada um escolheria e falaria do seu herói literário. Aqui fica o desafio. A palavra e o arranque ao nosso director!

http://www.clg-silve.ac-aix-marseille.fr/spip/IMG/image/GrandeOurse.jpg
MA BOHÈME
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx(fantasie)
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J'allais sous le ciel, Muse! et j'étais ton féal;
Oh! là! là! que d'amours splendides j'ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur.
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiqes
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!
Arthur Rimbaud
sábado, 24 de abril de 2010
"Délicatesse", um afecto que aprecio.

João Bénard da Costa, Crónicas: Imagens Proféticas e Outras, Lisboa: Assírio & Alvim, 2010, p. 53
Chanson de la plus haute tour
Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent.
Je me suis dit : laisse,
Et qu'on ne te voie :
Et sans la promesse
De plus hautes joies.
Que rien ne t'arrête,
Auguste retraite.
J'ai tant fait patience
Qu'à jamais j'oublie ;
Craintes et souffrances
Aux cieux sont parties.
Et la soif malsaine
Obscurcit mes veines.
Ainsi la prairie
A l'oubli livrée,
Grandie, et fleurie
D'encens et d'ivraies
Au bourdon farouche
De cent sales mouches.
Ah ! Mille veuvages
De la si pauvre âme
Qui n'a que l'image
De la Notre-Dame !
Est-ce que l'on prie
La Vierge Marie ?
Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent !
Nota - Alterei o post às 19;10h porque dei voltas e voltas e não consegui descobrir, com a certeza absoluta, um quadro de Fernando de Azevedo. Vou ter que arranjar um livro sobre ele.
domingo, 10 de janeiro de 2010
À volta de Rimbaud!
sexta-feira, 17 de julho de 2009
As Pontes...quando a prosa é poesia!

AS PONTES
Céus de cristal cinzento. Um bizarro traçado de pontes, bombeadas, umas, outras, rectilíneas, outras descendo e obliquando em arco sobre as primeiras, e multiplicando-se todas estas linhas pelos outros circuitos do canal, tão longas todas e aeroladas, que as margens, repletas de cúpulas, se afundam e minimizam. Algumas destas pontes ainda ostentam ruínas. Outras suportam mastros, sinais, frágeis parapeitos. Acordes menores cruzam-se e desaparecem: sobem cordas pelas ribanceiras. Distingue-se um fato vermelho, talvez outras roupas e instrumentos de música. São canções populares, restos de concertos senhoriais, reminiscências de hinos?
A água é cinzenta e azul, larga como um braço de mar.
Um raio branco, tombando do alto do céu, aniquila esta comédia.
Jean –Arthur Rimbaud, Iluminações – Uma Cerveja no Inferno (tradução de Mário Cesariny), Lisboa: Assírio & Alvim, p.45
Será que também tem uma ponte preferida?
A minha é a de Sant'Angelo, Roma.
terça-feira, 23 de junho de 2009
Rimbaud
Frente ao edifício da Biblioteca Nacional de França - site Arsenal.
Escultura de Blanchet Tondeur, 1985.
Sensation
Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue:
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.
Rimbaud
quarta-feira, 31 de dezembro de 2008
segunda-feira, 20 de outubro de 2008
Biografias, autobiografias e afins - 2
Na sequência da lembrança pela nossa MR do aniversário de Arthur Rimbaud, aqui fica a notícia sobre a mais recente biografia escrita por Edmund White que, depois de se ter dedicado brilhantemente a Proust e a Genet, optou por nos dar agora a vida deste poeta-aventureiro, ídolo de sucessivas gerações de poetas e amantes da poesia.O livro é recente, ainda não o vi em terras lusas, mas com a toda a certeza está já disponível pela net. A editora é a Atlas&Co.
Rimbaud na voz de Léo Ferré
Léo Ferré - Les assis (Bobino 1969)
LES ASSIS
Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues
Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,
Le sinciput plaqué de hargnosités vagues
Comme les floraisons lépreuses des vieux murs;
Ils ont greffé dans des amours épileptiques
Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs
De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques
S'entrelacent pour les matins et pour les soirs!
Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges,
Sentant les soleils vifs percaliser leur peau
Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges,
Tremblant du tremblement douloureux du crapaud.
Et les Sièges leur ont des bontés : culottée
De brun, la paille cède aux angles de leurs reins;
L'âme des vieux soleils s'allume emmaillotée
Dans ces tresses d'épis où fermentaient les grains.
Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes,
Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour,
S'écoutent clapoter des barcarolles tristes,
Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour.
- Oh ! ne les faites pas lever ! C'est le naufrage...
Ils surgissent, grondant comme des chats giflés,
Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage!
Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés.
Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves
Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors,
Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves
Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors!
Puis ils ont une main invisible qui tue:
Au retour, leur regard filtre ce venin noir
Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue,
Et vous suez pris dans un atroce entonnoir.
Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales,
Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever
Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales
Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever.
Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières,
Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés,
De vrais petits amours de chaises en lisière
Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés;
Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule
Les bercent, le long des calices accroupis
Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules
- Et leur membre s'agace à des barbes d'épis.
Arthur Rimbaud
In: Poésies 1870-1871










