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quinta-feira, 21 de fevereiro de 2019

segunda-feira, 18 de dezembro de 2017

In memoriam Jean d'Ormesson

Faleceu em 5 de dezembro passado.

As escolhas musicais de Jean d'Ormesson:


«J'ai souvent dit que j'aime Bach et Offenbach ; l'opérette et les œuvres sacrées se mêlent d'ailleurs dans mes souvenirs d'enfance. Ma mère, fervente catholique, raffolait de la musique légère. Nous vivions en Bavière, où mon père exerçait son activité de diplomate avant l'avènement du nazisme. Je crois encore entendre les chants de Noël qui jouaient un tel rôle en ce temps-là dans la vie des Allemands - comme si le pays, en décembre, se transformait en une gigantesque chorale ! Mais c'est la voix du ténor Richard Tauber, dans Lehar et Benatzky, que j'associe à mes premières émotions au disque. Le goût du chant ne m'a d'ailleurs jamais quitté. J'avoue ne plus écouter Tauber, mais Callas souvent, et Ferrier plus encore.»




«S'il est un compositeur pourtant qui a pris le pas sur tous les autres, c'est Mozart. Pardon si je radote ; j'ai tellement écrit sur cet amour que certains lecteurs vous feront sans doute le reproche de m'y ramener ! Mais il y a une pièce qui est pour moi un pilier du quotidien, tant il est rare que je passe plus d'une semaine sans l'écouter : le Concerto n° 21. Et même un modèle : j'aimerais écrire comme l'Andante. Parce que la légèreté y atteint une profondeur interdite au pompeux. Cette légèreté mélancolique, je l'ai cherchée avec passion, chez les jeunes filles comme en littérature. Il y a quelques mois, j'ai découvert la version de Mitsuko Uchida, qui est celle que j'écoute le plus aujourd'hui. Vous savez, depuis quelques années, la surdité me gagne. Les conversations face à face ne me posent pas de problème, ni les sons amplifiés. Mais les salles de spectacle ne me conviennent plus. Alors je lis le théâtre, et j'écoute la musique au disque.»




«Du reste, je ne me suis pas tant lié aux artistes au cours de ma vie. Contrairement à ce que certains peuvent croire, je suis un solitaire. Très peu de vraies amitiés m'ont accompagné. Il en est une pourtant dont je suis infiniment reconnaissant, c'est celle d'Arthur Rubinstein. Je l'ai aimé à la folie ; il me faisait tellement rire ! On sait quel magnifique imitateur il pouvait être, mais ce don allait bien au-delà de la simple drôlerie. Il suffit d'écouter l'extraordinaire interprète de Chopin qu'il fut pour le comprendre. Rubinstein était un perturbateur, un homme en rupture des conventions formelles. Ses pirouettes châtiaient la fatuité, ses réparties en décalage par rapport au raisonnement ordinaire en soulignaient la vacuité. Comme Einstein, il était de ces esprits auxquels le réel apparaît sous des angles inaccessibles aux simples mortels.»



Textos transcritos da revista Diapason, jan. 2015

sábado, 28 de novembro de 2015

Novidades


Invejável a vitalidade daquele que continua a ser um dos cronistas mais lidos de França, e que continua também a fazer pontes entre o passado e o presente como nenhum outro .


terça-feira, 17 de junho de 2014

Novidades


O novo de D'Ormesson, posto à venda na semana passada . Depois de ter passado o ano de 2013 a lutar contra a doença, o escritor octogenário recuperou o gosto da escrita e eis o resultado.

sábado, 24 de agosto de 2013

Humor pela manhã



Uma das amizades mais improváveis de François Mitterrand foi seguramente a de Jean d'Ormesson,  aristocrata, grande escritor, grande conversador. Para se ter uma ideia da confiança recíproca apesar de tudo o que os dividia, basta dizer que foi ele quem Mitterrand escolheu ter consigo nas suas últimas horas no Palácio do Eliseu, das 9 às 11h da manhã do dia de Maio de 1995 em que se deu a posse de Chirac.
E é o escritor quem conta esta deliciosa história, que além do mais pode ser pedagógica se algum leitor vier a ocupar algum alto cargo :

Il y a une histoire de Mitterrand que j'adore. Un camarade socialiste lui dit : " Je t' ai toujours tutoyé, ça ne te gêne pas que je continue? " Et Mitterrand lui aurait répondu : " Mais c' est tout naturel, faites comme vous voulez ! "


terça-feira, 2 de fevereiro de 2010

O que ando a ler : Jean d' Ormesson


Tenho estado a ler, com muito contentamento, este volume autobiográfico de Jean d' Ormesson. Não se trata propriamente de uma autobiografia no sentido estrito do termo, mas antes de uma autobiografia intelectual se assim posso dizer. No entanto, entremeadas com as reflexões do autor sobre a vida, o mundo, a literatura e a arte, estão também muitas histórias de família, histórias antigas de uma família que atravessou os séculos da conturbada história francesa.
E o livro começa assim:
que faisons-nous sur cette Terre?


Voilà longtemps déjà que les hommes se demandent ce qu' ils sont venus faire sur cette Terre.
Pas tous, bien sûr. Beaucoup-et je les comprends mieux que personne-ne se posent guère de questions. Il n'est pas impossible que ce soient, sinon les plus vifs, du moins les plus heureux. Mais d' autres, dans les nuits claires de l' été, lèvent les eyeux vers les étoiles. L' immensité des cieux les émerveille et leur fait peur. D' autres encore regardent autour d' eux. Ils remarquent qu' il y a du mal, qu'il frappe sans distinction les plus forts et les plus faibles, que les moins recommandables l' emportent le plus souvent. Et les sages et les doctes prennent des mines soucieuses. Quelques-uns se demandent si ce monde est aussi réel qu' il y paraît et s' il n'y en aurait pas un autre où la verité et la beauté l' emporteraient enfin sur la laideur et les mensonges.

É muito provável que os mais felizes sejam mesmo aqueles que não fazem perguntas.

sábado, 18 de outubro de 2008

Biografias, autobiografias e afins - 1


Muita da produção romanesca de Jean d' Ormesson é autobiográfica, inspirada numa vida intensa, mas este recente Qu' ai-je donc fait ? ( publicado na Robert Laffont), é o que mais se aproxima de umas memórias. Ormesson revela segredos de família, fala sobre as suas opções políticas e as suas crises existenciais.