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sábado, 31 de agosto de 2019
terça-feira, 6 de agosto de 2019
René Char | Sources et chemins de la poésie
Esta exposição, que pode ser vista até 29 de setembro em Montricher (Suíça), acompanha a vida e obra do poeta ao longo de 30 anos, desde a publicação de Le soleil des eaux (1949) e Les matinaux (1950) até La nuit talismanique (1972) e Aromates chasseurs (1975). Está dividida em quatro secções cronológicas em torno das obras e dos seus manuscritos, fotografias, gravuras e desenhos, ou fragmentos que antecedem o nascimento de poemas. A exposição também apresenta os lugares onde René Char viveu, assim como alguns livros que revelam amizades e diálogos com artistas contemporâneos, como Maria Helena Vieira da Silva, Joan Miró, Georges Braque, Victor Brauner, Pierre Charbonnier e Louis Fernandez.
segunda-feira, 27 de maio de 2019
sábado, 20 de outubro de 2018
sábado, 19 de maio de 2018
sexta-feira, 29 de dezembro de 2017
Prométhée moi l’amour !
Agenda da BnF para 2018
Dans un temple en stuc de pomme le pasteur distillait le suc des psaumes.
O mon crâne, étoile de nacre qui s’étiole.
Passez-moi mon arc berbère, dit le monarque barbare.
Pourquoi votre incarnat est-il devenu si terne, petite fille, dans cet internat où votre œil se cerna ?
Est-ce que la caresse des putains excuse la paresse des culs teints ?
Le temps est un aigle agile dans un temple.
Ah ! meurs, amour !
Quel hasard me fera découvrir entre mille l’ami plus fugitif que le lézard ?
Paul Eluard : le poète élu des draps.
Amoureux voyageur sur la carte du tendre, pourquoi nourrir vos nuits d’une tarte de cendre ?
Mieux que ses seins ses bas se tiennent.
Plus que poli pur être honnête
Plus que poète pour être honni
Au paradis des diamants les carats sont des amants et la spirale est en cristal. ~
Habitant de Sodome, au feu du ciel préférez le fiel de la queue.
Le plaisir des morts c’est de moisir à plat.
Nul ne connaîtrait la magie des boules sans la bougie des mâles.
L’acte des sexes est l’axe des sectes.
Les caresses de demain nous révéleront-elles le carmin des déesses ?
Prométhée moi l’amour !
Les joues des fées se brûlent au feu de joie. [...]
Robert Desnos
Extrato de «Corps et biens»
terça-feira, 28 de novembro de 2017
Marcadores de livros - 899
Pormenor de um retrato de Nusch Éluard e Sonia Mossé (1936), por Man Ray.
Por sua vez, esta foto é também um pormenor selecionado por Man Ray.
Nusch Éluard foi a segunda mulher de Paul Éluard, aqui lido por Gérard Philipe.
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Gérard Philipe (1922-1959),
Man Ray,
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Nusch Éluard (1906-1946),
Paul Éluard (1895-1952),
poesia francesa
segunda-feira, 11 de setembro de 2017
Os meus franceses - 575
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Paul Éluard (1895-1952),
poesia francesa,
Thomas Dutronc
domingo, 23 de julho de 2017
Leituras no Metro - 281
Gostei imenso deste livro de Pepetela. Há cerca de um mês, talvez, vi na tv, o documentário A Casa, baseado no primeiro capítulo deste romance e que tem como 'protagonista' a Casa dos Estudantes do Império.
«Atravessaram a rua, entraram na Casa dos Estudantes. No
primeiro andar era a cantina. Foram passando por entre as mesas, cumprimentando
os que já estavam instalados.» (p. 18)
«Conversas mais sérias, não convém tê-las nem na Casa nem no
Rialva. Reparaste no tipo com chapéu que estava sentado ao nosso lado no café?
Aquele não engana ninguém. […] E ponho a minha cabeça em baixo dum comboio se o
tipo do chapéu não é pide.» (p. 21)
«Entraram numa taberna famosa pela sua aguardente de ginja.
Era uma tasca estreita, onde dez pessoas dificilmente cabiam. Ele encomendou
dois cálices.
«- Com elas ou sem elas? – perguntou o taberneiro.
«- Com elas, com elas – respondeu Sara, rindo.
«Beberam de pé no balcão, como todos os clientes. Com um
palito, pescavam as ginjas no cálice e depois cuspiam os caroços para o chão,
era um ritual. Como era ritual no bar Amazonas, no Arco de Cego, deitas as cascas
dos tremoços para o chão, as quais no fim da noite faziam um tapete fofo.» (p.
24-25)
«[Sara] Tentou relembrar um poema de Éluard que circulava
clandestinamente, sobre a liberdade, mas só retivera os primeiros versos.» (p.
131)
segunda-feira, 27 de março de 2017
Leituras no Metro - 274
Trad. de Isabel Lucas Pascoal.
Sintra: Feitoria dos Livros, 2015.
Deste pequeno livro, que no original se intitula Quinze jours en Hollande, e que é o relato, entremeado de poemas, desses dias que Verlaine passeou pelos Países Baixos, transcrevo o poema «Roterdão», no original:
ROTTERDAM
Après qu'il a franchi d'abord les terres vertes,
Pleines d'eau régulière et qu'un moulin à vent
Gouverne à chaque bout des champs, puis l'en-avant
Et l'en-arrière des écluses grand'ouvertes
Formant des lacs d'une mélancolie intense.
Presque sinistres dans l'or sanglant de cieux noirs
Où quelque voile noire, on dirait, par les soirs,
Où quelque môle noir, on dirait, rôde et danse,
Le train comme infernal et méchant sous la lune
Tout à coup rôde et danse, on dirait, à son tour,
Et tonne et sonne et tout à coup, comme en un four
De lumière très douce et très gaie, un peu brune.
Un peu rose, telle une femme de luxure
Apaisée, entre, en des barreaux entre-croisés,
Au-dessus d'une ville aux toits comme apaisés,
Aux fenêtres d'où la vie appert, calme et sûre.
Bonhomme, et forte et pure au fond et rassurante
Combien ? après tant de terreurs de cieux et d'eaux
Regardant défiler à travers des rideaux,
Galoper notre caravane délirante.
Não conhecia este livro e gostei de o ler. Agradeço a quem mo ofereceu e mo deu a conhecer. E também ao 'correio'.
quinta-feira, 20 de outubro de 2016
Rimbaud
«En ce moment j'ai une chambre jolie, sur un cour sans fond, mais de trois mètres carrés. - La rue Victor Cousin fait coin sur la place de la Sorbonne par le café du Bas-Rhin, et donne sur la rue Soufflot, à l'autre extrémité» - escreve Rimbaud numa carta ao seu amigo Ernest Delahaye, numa carta datada de «Parmerde, Junphe 72».
Paris, set. 2016
Éternité
Elle est retrouvée.
Quoi ? L'éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
Âme sentinelle,
Murmurons l'aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
Des humains suffrages,
Des communs élans,
Donc tu te dégages :
Tu voles selon...
Jamais l'espérance,
Pas d'orietur,
Science avec patience...
Le supplice est sûr.
De votre ardeur seule
Braises de satin,
Le Devoir s'exhale
Sans qu'on dise : enfin.
Elle est retrouvée.
Quoi ? L'éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
Rimbaud
quinta-feira, 23 de junho de 2016
Passeio no Bósforo - 1
Clair de lune
La lune était sereine et jouait sur les flots. -
La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs îlots.
De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare.
Elle écoute... Un bruit sourd frappe les sourds échos.
Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
Battant l'archipel grec de sa rame tartare ?
Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur aile ?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d'une voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?
Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? -
Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l'onde avec des rames.
Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots.
On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine... -
La lune était sereine et jouait sur les flots.
Victor Hugo
quinta-feira, 26 de maio de 2016
sábado, 20 de fevereiro de 2016
L'invitation au voyage
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Baudelaire
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quinta-feira, 18 de junho de 2015
sexta-feira, 8 de maio de 2015
segunda-feira, 16 de fevereiro de 2015
Poètes d'aujourd'hui
Este foi o primeiro livro que tive desta coleção e foi o meu primeiro contacto com a poesia de Paul Éluard. Infelizmente não tenho o disco também deste editor, Pierre Seghers, em que Gérard Philipe diz a poesia de Éluard.
Tenho dificuldade em encontrar os que tenho porque estão distribuídos elos autores. Encontrei o de Lorca, Gabriel Celaya e Rafael Alberti, este custou-me 64$00. Comprei estes três para ler algo sobre os autores, numa época em que não encontrávamos muito sobre estes poetas espanhóis em Portugal.
Em geminação com o Arpose.
segunda-feira, 26 de janeiro de 2015
Poemas
La main tenant la rampe
et le soleil d'hiver dorant les murs
le soleil froid dorant les chambres fermées
la gratitude envers l'herbe des tombes
envers les rares gestes de bonté
et toutes les roses éparses des nuages
les braises laineuses des nuages
éparpillées avant que la nuit ne tombe
- Philippe Jaccottet ( 1925 - ), in Ce peu de bruits, 2008 .
O terceiro poeta a entrar ainda vivo na Bibliothèque de La Pléiade, depois de Saint-John Perse e René Char.
et le soleil d'hiver dorant les murs
le soleil froid dorant les chambres fermées
la gratitude envers l'herbe des tombes
envers les rares gestes de bonté
et toutes les roses éparses des nuages
les braises laineuses des nuages
éparpillées avant que la nuit ne tombe
- Philippe Jaccottet ( 1925 - ), in Ce peu de bruits, 2008 .
O terceiro poeta a entrar ainda vivo na Bibliothèque de La Pléiade, depois de Saint-John Perse e René Char.
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